Mixer Dans Les Festivals Comme Tomorrowland, Ce n’est PAS DU DJING :

« JOUER DANS LES GROS FESTIVALS COMME TOMORROWLAND, CE N’EST PAS DU DJING…

…On ne fait pas ce qu’on veut. Et ça m’a rendu misérable…

…Aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir jouer à nouveau devant des petites scènes de 300 personnes sous un nouveau nom.

C’est ce qu’il y a de plus génial : pouvoir jouer ce qu’on veut quand on est inconnu. »

– David Guetta, dans sa dernière interview.


David Guetta aka Jack Back

 

 

Hey l’artiste,
C’est Damian Rocks !

Petite pensée pour vous de temps en temps, même si je ne bosse plus sur UPCROWDER   🙂

Et je vais pas être très sympa, parce qu’une des rares fois où je me pointe, c’est pour niquer l’ambiance.

Mais c’est pour ton bien   😉

 

 

De quoi je parle ?

J’ai formé assez de DJs (+1’500 clients) pour voir se répéter systématiquement le même schéma incohérent (surtout chez les 18-25 ans).

 

Quand je leur demande « c’est quoi ton rêve de DJ ? », systématiquement j’ai cette réponse :

« Je veux mixer à Tomorrowland (ou UMF, BurningMan, Glastonburry, Mysteryland, ADE, Creamfields, ou peu importe…) ».

 

Quand un DJ m’avoue ce rêve, j’ai toujours la même réaction :
« Aaah en fait tu adores le marketing et la vente ! »

S’en suis une réaction de dégoût :
« t’es fou j’ai en horreur toute la promotion et l’aspect argent du métier… »

Parce que oui : la première chose à savoir si tu veux mixer dans du gros festival…

C’est que tu dois faire partie d’un des gros labels bookés sur l’event.
Et pour les labels, un festival c’est THE opportunité de faire la promotion de leur catalogue.

 

Donc, ils vont te dire : « tu mixes 1 heure ici, voilà les 15 tracks que tu dois jouer en commençant par ces 3 là… Fais bien attention à les jouer en entier !… Ah et en fait comme il y a un firework synchronisé, on va te prémixer ton set en studio… contente-toi de lever les bras ».

 

Grosso-merdo, ça se passe comme ça.

Sauf pour Deadmau5 qui a son propre gros label et qui adore troller (mais faut vraiment oser se ramasser des kilos de plaintes sur la tronche et être un indispensable de la scène électronique… autant dire que tu peux laisser tomber cette option direct).

 

Si tu me crois pas, y a cet artiste qui a récemment dit dans son interview :

« Quand je veux faire quelque chose, je dois toujours demander la permission… C’est pour ça que j’ai lancé une nouvelle carrière sous le nom de Jack Back… Parce que mixer quand tu es inconnu, c’est juste énorme ! Tu es complètement libre de faire ce que tu veux… »
– DAVID GUETTA

 

Et il dit aussi :
« Être DJ ou mixer en festival c’est 2 métiers différents. Dans le 2ème cas, tu ne mixes pas ce que tu veux quand tu veux. »

(cf. L’interview entière en anglais… il y a des sous-titres français si besoin :

Merci à Johann Roche qui me l’a partagée juste après avoir discuté avec lui de cet article.)

 

 

Autre point important : toi qui souhaites percer dans la musique.

Sache que ce ne sont pas tes désirs d’y arriver qui te feront percer.
Mais ta capacité à sacrifier le reste.

Qu’est-ce qu’il faut sacrifier pour percer ?
Hmm… Je dirais à peu de choses près : toute ta vie.

 

Les sorties du weekend entre potos…
Boire de l’alcool (les gros sont à l’eau plate et à la méditation… car la plus grosse partie du métier d’artiste, c’est la gestion de l’énergie physique)…
Te poser devant la TV le soir…
Avoir une copine… Draguer…
Avoir un autre hobby…
Fonder une famille… (si c’est Tomorrowland que tu vises… va falloir faire que de la musique. Pas le temps pour les disputes et les gosses).

 

Ce qui détermine ton succès, c’est ce que tu es prêt à faire que les autres ne font pas…

Si tu ne fais que ce qui te passionne…
Alors la musique restera une passion.

Un artiste qui perce, il fait une autre chose en particulier :
Il dépense beaucoup d’argent pour… se former !

 

Livres, formations, coaching, écoles, etc.
(Et je dis pas ça pour te vendre notre came.
Moi-même je côtoie quotidiennement des gens qui ont beaucoup de succès dans leurs affaires… Et il n’y en a pas un qui a dépensé moins de 10’000€ sur lui-même… moi y compris ! Et souvent c’est même bien davantage).

 

La vérité : « do whatever it takes » (fais ce qu’il y a à faire) !

Tu veux percer ?
Il va falloir aligner tes actions à tes rêves.
Il va falloir faire et sacrifier ce qui est le plus difficile pour toi.

 

La plupart des artistes sont aussi cohérents qu’un mec qui dit :
« je veux faire la patrouille des glaciers… » et qui mange tous les jours au MacDonald’s.

 

Après, si tu ne veux pas faire ces sacrifices, c’est okay.
Très peu y arrivent… Très peu percent réellement. (C’est les mêmes, et encore… une minorité de ceux qui ont tout sacrifié).

 

La musique comme passion semi-pro dans des petites salles de 500-1’000 personnes, c’est ce qu’il y a de plus cool ! (Et les plus gros artistes sont presque tous du même avis là-dessus encore une fois).

 

Belle journée l’artiste,
Damian Rocks

 

PS : J’ai décidé de coacher quelques DJs. Il y a déjà pas mal de demandes et je ne pourrai clairement pas prendre tout le monde.

Si ça t’intéresse toujours après mes paroles pas forcément très encourageantes, alors peut-être qu’on peut faire quelque chose…

Tu peux t’inscrire ici et on s’appelle 20 minutes pour en discuter :
https://la-guerre-des-potards.com/coaching-djing-developpement-carriere-damian-rocks/