M.A.O. : 6 Techniques Pour vos FINS DE PATTERNS :

Ce qu’on appelle un « pattern » c’est un motif musical qui s’étale sur une durée particulière, disons 16 temps musicaux.

Ce qui fait 4 mesures de 4 temps, la structure de base en musique électronique, structure qu’on retrouve dans la plupart des morceaux, tous styles confondus (Drum’n’Bass, Hardcore, Trance, Dubstep…).

 

Un pattern peut être joué en boucle pendant un live ou dans un morceau, et il peut subir diverses variations, afin de faire évoluer la musique et l’énergie progressivement.

Dans les lignes qui suivent, vous allez voir comment faire varier vos patterns (notamment leur fin) quand vous composez (aussi bien pour créer des morceaux que pour liver) :


arrangement pattern

Les roulements d’instruments rythmiques :

Vous pouvez créer un « roulement » de kick, de snare ou de hit-hat, c’est-à-dire jouer des notes très rapprochées les unes des autres.

Dit autrement : les notes du même instrument sont jouées de manière très « serrée », comme une rafale, par rapport à son rythme habituel.

Cela créé une montée d’énergie, une petite excitation chez vos auditeurs    🙂

 

Vous pouvez faire des roulements sur la dernière mesure d’un pattern, ou sur les deux dernières (généralement c’est ce qui marche le mieux !).

Pour aller plus loin, vous pouvez vous amuser à accélérer et / ou décélérer la vitesse du roulement, pour faire varier le rendu…

La coupure nette :

Vous pouvez appliquer cette technique sur la dernière mesure, ou sur les deux dernières, en fonction de l’impact que vous voulez produire.

Il s’agit de couper totalement, instantanément, de manière sèche et franche tous les instrus de votre pattern jusqu’à sa fin.

Et en parallèle, vous lancez un son / un bruitage / une voix qui peut très bien être totalement différent du pattern en cours, que ce soit en terme de rythmique ou de vitesse, de tonalité éventuellement, de style…

 

Cet élément sera largement mis en avant car tous les autres instrus seront coupés, donc choisissez et calibrez-le bien !    🙂

La montée d’énergie :

Vous pouvez ajouter à vos instrus de base un FX « uplifter » (ou « riser »), c’est-à-dire un son ascendant (en terme de vitesse et / ou de tonalité par exemples).

Vous pouvez le jouer sur une à quatre mesure (voire huit mesures donc deux patterns éventuellement), et vous pouvez retirer certains instrus du pattern en même temps pour le mettre en valeur.

 

En alternative aux FX, vous pouvez lancer une cymbale crash « reverse », c’est-à-dire lue à l’envers    🙂

Insertion d’une voix et / ou d’un FX :

Vous pouvez insérer un FX ou une voix en fin de pattern pour « annoncer la suite », pour donner un avant-goût de ce qui va suivre à vos auditeurs.

Vous pouvez couper les autres instrus en même temps si vous le souhaitez, et y ajouter des effets (delay, reverb, beat repeat, filtre…).

Généralement, cette technique fonctionne bien si vous la calez sur 1 à 8 temps musicaux   😉

Créer un manque :

Vous pouvez jouer avec du silence (ou presque, à vous de voir) pour attiser du désir chez vos auditeurs, avant de leur redonner ce qu’ils attendent (le retour du kick / basse, du synthé…).

Attention à bien régler « l’intensité » de votre silence (total ou partiel ?), et surtout sa durée : trop court et votre manœuvre est ratée ou sonne comme un bug, trop longue et votre public se demande s’il n’y a pas eu une coupure de courant…    :-/

 

Si cette technique est appliquée avec parcimonie (genre qu’une fois dans un morceau) et au bon moment, elle peut avoir un impact redoutable sur le public !

Le kick « reverse » :

Jouez un kick à l’envers sur le dernier temps musical du pattern, afin de fluidifier le passage au pattern suivant.

Attention à ce que son volume soit inférieur ou égal à celui du kick normal qui suit, mais jamais supérieur !

 

Vous pouvez vous amuser (avec parcimonie !) à jouer plusieurs kicks reverse d’affilé…

Pour bien mettre en valeur votre manœuvre, coupez le volume des autres instrus sur le dernier temps musical   😉