Comment Mixer Impeccablement En Faisant Entrer (et Sortir) Tes Tracks Correctement (Partie 2/2) :

Dans la 1ère partie de cet article (à lire en cliquant ici), on a vu l’importance de synchroniser les tempos, les patterns et les structures musicales de tes morceaux pour réussir tes mixes

 

Maintenant, on va voir 2 autres aspects importants à considérer pour aller plus loin :

 


Gestion des volumes en fonction du type d’instrus :

Bon, on a vu tout ce qui est lié au timing à gérer entre les 2 morceaux…

Maintenant, on va parler de bien gérer le volume de tes tracks.

 

Déjà, je passe sur les fondamentaux du genre :

– Rester calé sur le 0 dB à tout moment.

– Utiliser le potard de gain, le fader de volume, les EQ de chaque voie correctement.

– Régler le cross-fader, ou encore la sortie Master de la table de mix…

Si tu ne maîtrises pas tout ça, je t’invite à checker le cours n°2 de la formation DJ Padawan dédié aux techniques de mix fondamentales, grâce auquel tu vas apprendre rapidement tout le nécessaire : http://la-guerre-des-potards.com/formation-dj

 

 

Là, la réflexion qu’on va se faire c’est : comment régler le volume du morceau entrant dans le mix de la meilleure façon possible pendant la transition ?

En fait, la réponse dépend beaucoup du type d’instruments joués sur le passage du titre entrant…

Par exemple, si le passage est 100% ou principalement percussif (batterie + ligne de basse + petits sons accompagnateurs par exemple), alors monter son volume progressivement n’est sûrement pas la meilleure idée…

Généralement, soit on joue les percussions à leur niveau optimal (maximal si tu préfères), soit on ne les joue pas du tout (mode « binaire » ou « ON / OFF »), mais on fait rarement varier leur volume…

 

En revanche, si le passage que tu rentres dans le mix est 100% (solo) ou principalement mélodique (violon, piano, synthé…), alors là tu peux travailler différement (en fonction du morceau entrant, du morceau en cours de lecture, des instrus, du résultat que tu veux obtenir…) :

– Tu peux monter le volume à fond d’un coup (comme pour un passage percussif).

– Tu peux monter le volume progressivement, via un fondu en utilisant le fader de la voie correspondante, ou en utilisant des potards d’EQ (notamment celui des mediums, et celui des aigus).

Ton entrée en fondu devra dans tous les cas rester synchronisée sur la structure musicale du titre en cours de lecture (par exemples, tu peux faire durer le fondu sur 16 ou 32 temps).

 

 

Maintenant, tu te demandes peut-être : « OK, mais si le passage entrant est percussif ET mélodique ? »…

Dans ce cas-là, c’est sûrement que c’est pas le meilleur passage du morceau à mixer…

Dit autrement, si tu tiens absolument à mixer ce passage, tu te mets probablement un bâton dans les roues !

Mais si tu y tiens, la gestion de son volume est à adapter au cas par cas, et les potards d’EQ sont tes amis pour (tenter de) isoler les instrus à rentrer en premier… 😉

Mix « transparent » versus mix « in your face » :

La réussite des entrées et sorties de tes tracks dans tes mixes dépend donc beaucoup des aspects qu’on vient de voir…

Mais aussi, bien sûr, du choix des instrus à entendre (ou à couper) à tel ou tel moment…

 

En tenant compte de ce point, tu peux choisir l’une ou l’autre de ces 2 approches :

 

1/ Mixer de manière « transparente » : le but est d’obtenir une transition tellement propre, fluide, et naturelle que le public ne perçoit pas du tout la manoeuvre.

Je te recommande alors clairement de mixer harmoniquement (comme expliqué ici) pour avorter toute possibilité de « clash » de tonalités qui sonneraient mal entre les 2 morceaux.

Et de faire rentrer un instru du titre entrant qui soit ABSENT du titre en cours de lecture…

(Par exemple : si tu rentres le titre 2 sur sa mélodie, fais-le sur un passage NON mélodique du titre 1 en cours de lecture).

 

 

2/ Mixer de manière volontairement audible (ce que j’appelle « in your face » lol) : là le but c’est de bien faire comprendre au public que tu es en train de manœuvrer, de t’amuser avec tes tracks, voire de chercher à « manipuler » les danseurs 🙂

Tu peux alors ne PAS mixer harmoniquement mais placer une modulation (technique de mix avancée délicate à placer mais qui peut faire un bel effet sur le public !)…

Et tu peux volontairement superposer un même instru du titre 2 entrant sur le titre 1 en cours de lecture…

(Par exemple leur kick, afin de produire un boost d’énergie. Dans ce cas-là, les EQ sont encore tes amis 😀 ).

 

 

 

Voila voila, j’espère que ces explications vont t’aider à y voir plus clair et à diriger tes entraînements, Guerrier des Potards    😀

A force de pratiquer, tu vas assimiler tout ça de manière plus instinctive, ça deviendra plus facile, naturel et évident…

…et alors tu auras pris un peu plus de level aux platines !    😉