Sound Design : Comment Créer Une Ligne De Basse QUI PÈTE Pour Des Sons Hardtek / Tribecore / Frenchcore :

Si t’es fan de Hardtek ou de styles proches (Tribecore, Pumpcore, Frenchcore…), tu connais l’importance de la ligne de basse pour obtenir un gros son qui ronfle, qui ramone !!   😀

Bon, c’est aussi vrai dans d’autres styles plus lents (Dirty Electro, Brostep…), et, d’ailleurs, les principes et techniques de sound design qu’on va voir dans un instant sont assez universels !

 

Pour arriver à créer des lignes de basse propres, sur-mesure, qui vibrent parfaitement et qui poussent au cul bien comme il faut lol , t’imagines même pas comment j’me suis démonté le cerveau là-dessus ces 10/15 dernières années…

…et tout ce que j’ai testé, modifié, corrigé, peaufiné pour au final ne pas être encore satisfait à 100%…

 

Le temps de dingue que j’ai passé à analyser et à me former pour essayer de faire un kick / bass « à la Radium« …

… mais à MA façon (comme tu peux l’entendre sur mes tracks), bref !!   😀

Y’a pas mal de trucs à savoir, je connais pas tes connaissances en sound design, mais voici déjà des bonnes pistes à exploiter :

Choisir un bon générateur de basses :

Pour créer tes basslines, tu peux :

– Soit sampler des basses synthétisées par d’autres artistes ou ingé son (j’explique en détails comment le faire proprement ici).

– Soit utiliser une banque de sons (comme l’ARSENAL SOUND BANK que je te file dans le Pack de Bienvenue M.A.O. à télécharger gratuitement ici).

– Soit synthétiser tes basses, c’est-à-dire les créer « à partir de rien », en utilisant un générateur (VSTi) : c’est la solution que je préfère pour obtenir une qualité irréprochable, et avoir une marge de manœuvre bien plus grande.

 

Niveau VSTi pour la bassline je te recommande :

Serum de chez Xfer Records (même si tu le maîtrises pas car c’est assez avancé en sound design) : rien qu’avec les presets tu peux déjà péter un câble de bonheur hihi !!   😀

– Massive de chez Native Instruments (inclu dans la suite Komplete) : en second choix, mais il est mortel aussi !!

– D’autres synthés peuvent très bien faire l’affaire pour générer le signal de base, tant que tu les maîtrises bien (même un 3xOSC inclu en natif dans FL Studio te permet de faire des choses, notamment si tu débutes en sound design).

 

 

Pour gérer les sub-bass (les sons de basses fréquences entre 20 et 60 Hz pour faire simple), tu peux :

– Générer une onde (sinusoïdale conseillée, mais il y a aussi carrée, en dent de scie…) séparément au sein même de Serum.

– Générer un son de ligne de basse dans Massive qui descende assez bas pour intégrer les sub-bass (pour atteindre les 30 Hz par exemple).

– Générer des sub-bass séparément de la ligne de basse, sur une piste séparée de ton séquenceur, avec le même VSTi qui créé la ligne de basse, ou avec un tout autre VSTi.

 

Travailler avec les sub-bass en piste séparée présente des avantages pour gagner en finesse, en précision, mais c’est assez avancé, et ça demande plus de boulot, plus de maîtrise…

Donc si tu débutes, oublie ça pour l’instant !   😉

Jouer la note de base de la ligne de basse :

Tu peux jouer la note de la ligne de basse soit sur le temps musical (au même moment que le kick donc), soit en « contre-temps », c’est-à-dire sur le demi-temps qui suit la note du kick.

Il n’y a pas de recette absolue, car ça dépend de l’effet que tu veux obtenir (un effet de « pompage » de la basse sur le kick, ou pas), de la dynamique du kick et de la basse, de leurs effets…

 

 

Dans tous les cas, tu choisis une note de bassline qui soit assez basse sur le clavier ( ! ) pour exploiter ces fréquences, MAIS pas trop basse non plus pour qu’elle ait quand même du « corps », de la matière, de l’énergie, du « caractère » dans les médiums / bas-médiums !

 

Concernant sa note, si tu n’es pas à l’aise en théorie musicale, je te conseille d’utiliser la « tonique » (ou « note fondamentale ») par défaut, c’est-à-dire celle qui détermine la tonalité du morceau.

En second choix, ou pour amener des variations, tu peux utiliser une note de l’accord à la place de la tonique.

(On parle de tout ça en détails dans la formation « Tes Mélodies HARMONIEUSES et Éblouissantes SANS THÉORIE MUSICALE »).

Calibrer la dynamique de la ligne de basse :

Un truc hyper important pour avoir un excellent moteur kick / bass, c’est de bien ajuster l’enveloppe ADSR (Attack, Decay, Sustain, Release) de la ligne de basse par rapport à la dynamique du kick.

 

Tu peux gérer ces paramètres dans le VSTi, et travaille toujours dans cet ordre :

1/ Règle et valide l’ADSR du kick et ensuite tu n’y touches plus.

2/ Règle l’ADSR de la ligne de basse PAR RAPPORT à la dynamique du kick. Pour cela, fais tes ajustements de la bassline pendant que le kick est aussi joué dans ton séquenceur.

 

Ce réglage de l’ADSR te permet de faire « respirer » (ou pas) la ligne de basse par rapport au kick, et donc de faire en sorte qu’on les distingue mieux, qu’on les entende et qu’on les apprécie mieux.

 

Tu peux accentuer l’effet de « pompage » (quand le kick s’éteint, la bassline monte et vice-versa) avec un volume et / ou un compresseur en « sidechain » (ou encore avec une automation), mais je vais pas développer ça dans cet article.

Ajouter des traitements pour peaufiner la ligne de basse :

Un dernier point qui va t’aider à te rapprocher de la bassline qui hante tes rêves depuis de longs mois : ajouter des traitements.

 

Quelques idées :

– Met un filtre (EQ) sur ta bassline pour valoriser certaines fréquences, en atténuer ou couper totalement d’autres…

Certains filtres vont donner une « couleur » particulière à ton son, ce qui peut être intéressant.

En VST de filtre à tester, tu as le BiFilter 2.

 

 

– Ajoute de la distorsion sur ta bassline pour accentuer le ronflement, le côté agressif / sale…

Il y a plusieurs types de disto, certaines donnent un rendu encore propre, d’autres un rendu ultra dégueulasse (nickel pour du Hardcore, de l’Indus…).

En « gros » VST de disto, tu as : Ohmicide, Trash 2.

 

 

– Compresse ta bassline de manière plus ou moins bourrine.

En excellent compresseur, tu as le Maximus de chez Image Line.

 

 

Pour aller encore plus loin, tu peux multiplier les possibilités en combinant différentes techniques, notamment avec du « layering »…

Ca, on en parle bien plus en détails dans la formation dédiée au sound design : « Ton Usine à Instrus JAMAIS ENTENDUS AILLEURS »

 

Amuse-toi bien !   😉