5 Types De Sons à Presser Sur Des Vinyles à L’Unité (ou Sur CD Et Clés USB) :

Il y a quelques années, quand je mixais sur vinyles, je faisais presser des disques à l’unité avec mes propres morceaux (le KIFF !! ^^ Tu peux les voir ici)…

C’était ma seule façon de les jouer, vu que je faisais la gueule aux logiciels DJ de l’époque (mauvaise expérience sur l’ancêtre de Virtual DJ avec la Hercules DJ Console, le premier contrôleur USB sur le marché lol), et que le format CD ne m’avait pas convaincu (j’avais eu un double lecteur CD en rack d’entrée de gamme, pas terrible pour s’éclater !)…

 

Comme pour les sons que tu peux mettre sur une clé USB ou sur un CD, sur un vinyle pressé à l’unité tu peux y mettre ce que tu veux pour multiplier tes possibilités en mix…

Par exemples :


Des titres normaux :

Pas besoin de te faire un dessin : tu peux presser tes propres morceaux ou ceux d’autres artistes, tant que la qualité de tes fichiers est bonne (on parle de masters nickels hein, pas de MP3 !!!).

Tu as juste à trouver un bon prestataire (je passais par Vinylogue et j’en étais satisfait : http://www.vinylogue.com/), et à lui envoyer tes fichiers audios et visuels pour le macaron…

 

Tout est possible : presser des morceaux « normaux », mais aussi des remixes, des versions extended, des mashups, des re-edits…

D’ailleurs, ce genre de tracks peut clairement t’aider à :

– mixer plus facilement (en modifiant leur tempo d’origine par exemple),

– surprendre ton public (en créant un re-edit avec le break d’un morceau puis le drop d’un autre),

– passer d’un style musical à un autre totalement différent (de manière inaperçue et bluffante pour ton public)…

 

J’explique comment arriver à composer ce genre de bébés proprement ici.

Des passages complets :

Là, c’est un peu plus original !

 

Tu vas pouvoir presser des passages sonores spécifiques qui vont te servir :

– d’intros de sets (comme celles que je fournis dans le Niveau 12 de la formation DJ Le Dojo),

– de DJ drops (c’est-à-dire des jingles explosifs qui annoncent ton arrivée aux platines),

– de break spécial rallongé (pour plonger ton public dans une ambiance particulière par exemple, ce qui peut être intéressant pour capter son attention),

– de transitions pour passer d’un set DJ à un autre…

 

L’idée c’est d’avoir à ta disposition de la « matière » utile pour tes prestas au-delà des simples morceaux.

Des a cappellas :

Avoir sous la main une petite banque d’a cappellas propres et prêtes à jouer peut te servir de plusieurs façons :

– créer des mashups en live (en superposant une a cappella sur le passage rythmique d’un autre morceau).

Exciter ton public, l’intriguer et capter son attention et son intérêt (en particulier avec des voix connues !).

– Teaser ton public en jouant l’a cappella du morceau à venir en avance, histoire de le mettre en appétit ^^.

 

Tu peux en trouver plein sur des sites comme Acapellas4U, mais attention à leur qualité audio !

Des samples « one shot » :

Ce que j’appelle samples « one shot » ce sont des sons (instrus, FX, bouts de voix…) très courts.

Tu peux les jouer soit occasionnellement pour pimenter tes sets DJ, soit pour scratcher.

 

Evite les trucs de base genre la sirène typique du Reggae !!

On l’a déjà trop entendue, merci !   😀

 

Tu peux télécharger gratuitement ma banque de sons perso (l’ « ARSENAL Sound Bank », 150 instrus en qualité studio) via le Pack de Bienvenue M.A.O. en cliquant ici    😉

Des boucles rythmiques :

Soit tu les récupères sur internet, soit tu les composes toi-même dans un DAW (comme FL Studio que je recommande, ou Ableton Live, Logic Pro…).

L’avantage de les créer toi-même, c’est que t’es sûr de la qualité finale, que tu peux choisir chaque instru, et que tu peux les faire durer aussi longtemps que tu veux (jusqu’à quelques minutes si besoin) !

Si tu veux apprendre à composer des boucles (voir des morceaux entiers), check cette formation en production musicale qui va te guider de A à Z : http://la-guerre-des-potards.com/production-musicale-premier-morceau/

 

Avoir des boucles à ta disposition sur un vinyle peut te permettre de compléter la rythmique d’un titre un peu faiblard, ou encore de scratcher par dessus…

 

 

Un truc à connaître sur vinyles et qui est très rare : les boucles en sillons fermés…

En fait, au lieu que le sillon continue en spirale jusqu’à la fin du morceau comme c’est le cas habituellement, le sillon boucle sur lui-même…

… le timing est calculé pour que le motif musical boucle de manière parfaite, par exemple sur 16 temps.

 

Quelques exemples (pas forcément tops mais pour te montrer ce que c’est) :

Du coup c’est bien pratique pour :

 

1/ Eviter une croûte : si t’as pas eu le temps d’enchaîner sur la track suivante, pas de panique, ton morceau qui finit en sillon fermé va boucler sur lui-même indéfiniment…

Tu peux donc prendre ton temps (enfin pas trop quand même hein, le public risque « peut-être » de se lasser à un moment lol) pour bien caler et mixer le morceau suivant !

 

2/ Tu peux te servir de cette boucle infinie pour construire quelque chose : en ajoutant une voix, une rythmique…

Tu peux voir avec ton prestataire de pressage s’il peut te gérer des morceaux qui finissent en boucles infinies, ou pour presser des boucles infinies isolées (c’est-à-dire qui ne font pas partie d’un morceau, ce qui est plus facile à créer !)…

 

 

Bon, j’espère que tout ça va te donner des idées…

… tu vois, le format vinyle peut paraître limité en terme de possibilités par rapport aux logiciels de mix ou aux platines CD (ce qui est vrai), mais on peut quand même bien s’amuser en exploitant ces astuces !    😉