Comment Mixer (ou Liver) En CAPTIVANT Ton Public Tout Au Long De Tes Sets :

On va parler d’un truc hyper (hyper) HYPER important en musique (quel que soit le style, même hors musique électronique !), et comment tu dois en tirer parti pour assurer tes sets DJ ou lives

Il s’agit de l’évolution de l’énergie dans tes enchaînements de tracks en tracks (ou de séquences en séquences si tu lives) !

 

Si l’énergie ressentie par les auditeurs, par ton public reste basse ou haute trop longtemps par exemple, ils vont se lasser, décrocher, et quitter le dancefloor…

La clé pour mixer en gardant leur attention et leur motivation pour danser c’est de bien gérer, de bien doser cette subtile continuité tout au long de tes prestas, en maîtrisant les cycles énergétiques…

 

Voici comment faire :


Comprendre les cycles énergétiques et en tirer parti dans tes sets :

Pour garder ton public, et surtout surtout surtout pour le faire KIFFER et le rendre DINGUE, ce qu’il faut c’est le « balader », le guider, faire en sorte qu’il te suive si tu veux, via ta façon de doser l’énergie…

Tu dois lui montrer que tu sais comment t’y prendre, et là, l’erreur de base commise par beaucoup de DJ débutants c’est de chercher à toujours envoyer la sauce au maximum !

 

Même en peak time (le moment de la soirée où ça a vraiment décollé, quand les DJ guests sont en train de mixer), il ne faut PAS enchaîner que des grosses tracks d’affilé, mais plutôt savoir les espacer un peu.

Au lieu, par exemple, d’enchaîner hits sur hits ce qui va faire « saturer » tes auditeurs, espace-les d’une ou plusieurs tracks qui peuvent être un peu moins énergiques / violentes / entraînantes / connues.

En faisant ça, quand le prochain hit va entrer, il sera d’autant plus mis en valeur, et le public sera davantage prêt et réceptif pour mieux l’accueillir et mieux l’apprécier   🙂

Tu vois l’idée ?   😉

 

 

Donc ce que tu peux faire, c’est de travailler ton set avec des cycles d’énergie, afin de faire varier et évoluer cette progression.

Au lieu d’envoyer 4 grosses bombes d’affilé sur leur moment fort (drops), fais plutôt redescendre l’énergie provisoirement en intégrant des tracks plus calmes, moins connues, moins émotionnelles entres ces bombes…

… afin de mieux les faire venir par la suite, et de sublimer / valoriser leur impact !

 

 

Le top pour gérer cette évolution énergétique c’est de suivre régulièrement (pas toujours non plus mais disons dans 90% du temps) des cycles de ce genre :

Un cycle =

> 1 track pour créer du suspens / de l’attente / du désir (on peut exploiter un « build-up », une montée intéressante par exemple)…

> 1 track qui amène un pic d’énergie (une bombe connue, un drop puissant)…

> 1 track qui va maintenir, prolonger l’énergie de la track précédente (mais surtout sans monter davantage en énergie, il vaut mieux au contraire que ça redescende légèrement)…

> Puis démarrer un autre cycle sur le même modèle (en commençant par un break par exemple), et ainsi de suite tout au long de ton set…

 

En appliquant cette approche, tu vas satisfaire ton public car tu vas lui apporter ce qu’il veut (des pics d’énergie lors des drops des bombes musicales par exemple) tout en évitant de le saouler, de le saturer avec une forte énergie permanente…

Dit autrement : c’est le CONTRASTE entre les niveaux d’énergie qui va maintenir l’intérêt de tes auditeurs !   😉

Le cas particulier où tu peux ne pas suivre ces cycles énergétiques :

Alors, tu sais, en musique il n’y a pas vraiment de règle fixée à 100% : tu peux (tu dois même !) varier ce schéma…

Par exemple, occasionnellement, tu peux enchaîner rapidement, de manière très « serrée », 2 voire 3 drops d’affilé.

Mais je te conseille de vraiment bien réfléchir à quand, comment et POURQUOI tu le fais !

 

Sur un set d’une heure, je te déconseille de faire ça plus de 2 fois, et quand tu le fais, il faut que ça soit à des moments « stratégiques » (après un break particulièrement long par exemple, pour volontairement maintenir une haute énergie et les faire danser plus longtemps).

Comment connaître le cycle énergétique de tes morceaux :

Un dernier truc à bien prendre en compte : l’impact d’une track sur le public va dépendre de plusieurs facteurs comme sa notoriété, l’agressivité de ses percus, la « lourdeur » de sa ligne de basse, l’émotion dégagée par la mélodie et les voix…

Et tout ça, tu dois t’en servir en tenant compte – nan – en MAÎTRISANT la structure musicale de tes morceaux (ou de tes sections de live, le principe reste le même) !

 

Par exemple, si tu veux amener une baisse d’énergie dans ton set en jouant ta prochaine track sur un break d’ici 20 à 30 secondes, il faut que tu saches, que tu anticipes, que tu prévois son arrivée au bon moment !

Et pour ça, bien comprendre et connaître la structure de ton morceau, comment il est construit pattern (boucle de 16 temps) après pattern est crucial !

 

 

Pour t’aider à décortiquer tes bébés facilement, précisément et rapidement, tu peux regarder le Niveau 1 de la formation DJ Le Dojo : « L’Analyse de la Structure d’un Titre « .

Je vais te montrer pas-à-pas avec un exemple concret (sur une track de Drum’n’Bass) comment faire pour y arriver, quel que soit ton style musical…

… quand ce sera fait, tu pourras appliquer cette méthode à tes autres morceaux pour clarifier tes repérages, et ainsi pouvoir mixer « à la mesure près » bien plus facilement !

 

Je te laisse regarder ça sur la page de présentation (les Niveaux du Dojo sont dispos à l’unité)…

Bon mix !    😉



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